… fruit d’amitiés et de parcours sportifs divers.
1987 : Une activité Baseball était organisée au sein du collège de Ceyrat (63) par Gilles Bourdier. Il a ainsi initié une poignet d’adolescents du village de Varennes (Olivier Charlionet, dit CHE, François Dulphy, Stéphane et Laurent Channac, Xavier et Gérald Rambaut, Laurent Rives) qui profitaient des vastes étendues champêtres de leur petit bourg pour pratiquer toutes formes de jeux autour de la frappe et des lancers ; les règles étaient plus que sommaire et le matériel encore plus : une seule balle dure, un seul gant, un casque de chantier en guise de masque de receveur, un gros cousin à la place du plastron et une batte de 1,200 Kg taillée dans un frêne local et les bouses de vaches comme bases.
1989 : arrivés au lycée de ‘la grande ville’ (Clermont-Ferrand) , les compères créent une section baseball qui pratique tous les mercredi après-midi à l’emplacement du terrain actuel qui ressemblait plus à un champ de bombes volcaniques qu’à une surface de jeu. Désormais possesseurs d’un peu plus de matériel (au moins 10 balles et 4 gants), on pouvait s’entraîner en vue de … s’entraîner.
C’est le 22 avril 1992 que débute l’aventure grâce aux fondateurs Olivier Charlionet et François Dulphy qui créent le club des Arvernes de Clermont-Ferrand (N° d’affiliation 063002). Quelle ne fut pas la surprise de voir qu’il existait un autre club auparavant (dans le début des années 80) ; les ‘Cherokees’ de Clermont-Ferrand qui n’ont pas vécu plus d’une saison.
… difficile parcours du néophyte.
Quelques personnages emblématiques du clubs nous rejoignent : Lionel Dhur (Titus), Stéphane Grésoviac (Venu de Gap), Sylvain Lafarge (Target), François et David Richard (qui jouaient aussi dans un champ du côté de La Sauvetat)
Pour seule compétition au cours de cette première année : un match de 3 manches contre le club d’Egleton sur un score à la hauteur du jeu où chaque phase était disséquée devant le livre de règles officiels. Qu’importe, un match par an ce n’est pas suffisant ! Alors il faut s’inscrire dans un championnat !
Les difficultés commencent : pas de championnat local, pas de soutien des élus locaux (à l’époque, mais ça a grandement changé depuis), pas de médiatisation, pas de matériel. Le seul gros club de la région de l’époque était Arpajon sur Cerre mené par la tribu Izoulet. Mais suite à des problèmes internes, ce club de plus de 60 joueurs était en fin de vie. Restait Le Puy en Velay qui vivotait depuis la fin des années 80.
On s’est retourné sur la Ligue Rhônes Alpes qui nous a gentiment fait comprendre qu’ils n’étaient pas intéressés. Dernière possibilité : la Ligue Bourgogne avec une DH à 5 clubs…
Toujours Olivier Charlionet et François Dulphy participent au fameux stage du Vigan. Ce fut un fait plus que marquant pour notre club car il posait les bases techniques du club grâce à Matt Alston (entraîneurs sur le CD du Gard alors que Nîmes évoluait en Elite à l’époque).
Au cours de cette magnifique formation, et alors que nous avions 18 ans, on apprenais, avec stupéfaction, à lancer une balle par ses coutures, à frapper avec la main gauche en bas du grip des battes et non l’inverse pour un droitier.
La passion était bien encrée et encore merci aux Beaucairois et aux bénévoles et joueurs du Vigan.
… pleins d’enthousiasmes, d’autant plus que Dominique Agius (venant de Lourdes) nous encadre et fédère un groupe de potes qui sont quasiment tous sur la fac des Cézeaux à frapper la balle entre deux cours. Son dynamisme, son humanité et sa vision ‘rugbystique’ (avec beaucoup d’engagement physique et mental) de Domi sont des valeurs encore bien présentes au club.
Débarqués de son Aquitaine natale, Hervé Caullier, avec 55 Kg et une magnifique raie au milieu du crane, et Baptiste Izoulet, avec son brushing impeccable même en ayant catché 3 heures au soleil, apportaient au groupe toute leur science du jeu de l’époque car tous deux avaient évolué dans de ‘gros’ championnats régionaux.
Deux néo-juniors plein de talents faisaient aussi leur entrée en équipe Une : Sébastien Grimaud et Yoann Bernard.
Equipe encore complétée par quelques valeurs sûrs de l’époque telle que Cyril Le Pen ou Franck Amadon. Le Club se développe en douceur et dans la convivialité mais toujours sans trop de moyens financiers et sans véritable terrain.
En effet, notre back-stop de l’époque était constitué d’un filet, qui servait à retenir les ordures des bennes des Cézeaux, tenu par 2 vieux buts de foot amovibles. Le sol était parsemé de bombes volcaniques ou tout slide garantissait une brûlure au second degré. L’espace en infield était entièrement impacté de trous de marteau lancé par le champion de France junior qui s’entraînait ici.
On avait bien 3 battes, 20 balles et des bases faites maison et cela suffisait à notre bonheur pour nous entraîner !
Le club le plus proche est à 250 Km aller. Une vingtaine de licenciés. Les élus du club payent de leur poche tous les frais du club. Nevers est alors l’épouvantail de la ligue et les clubs de Dijon et de Châlon faisaient le yoyo entre la DH et la Nationale d’une année à l’autre.
Quatre années de championnat bien formateur en régional Bourgogne et puis un jour, enfin, voit l’apparition du championnat Auvergne avec les équipes du Puy, de bientôt feu Arpajon sur Cerre et des Royals de Clermont. Pendant 3 saisons, il y eut 2 clubs sur Clermont et les Royals comptaient dans leur rang une douzaines de joueurs.
Nous disposions de 3 équipes alors, puisqu’une équipe féminine voyait le jour avec une génération de joueuses telles que Christine Balage, Marie Brébion, Laurence Caullier, Sabine Lagreze, Stéphanie Sauvadet …
Quelques jeunes joueurs faisaient leurs premières armes et déjà on voyait poindre les frères Rodriguez, Thomas Medina, Kevin Walkiewiez et Florent Coudert. Un championnat indoor très dense (jusqu’à 17 clubs) existait alors sous la dénomination ‘Centre France’ et nos jeunes talents de 8 à 12 ans effectuaient une trentaine de rencontres par saison.
Le championnat Auvergne se faisait avec 4 équipes et jamais plus de 15 personnes sur le terrain pour une rencontre, arbitres inclus.
La participation à des tournois majeurs et réguliers des années 90 (Meyzieu et Olivet) nous permet de nous confronter à de véritables grosses écuries d’Elite (St Priest, Rouen , Olivet, …). On finissait toujours en milieu de classement de ces tournois et cela nous motivait et nous préparait à la N3 (phase finale régionale).
Deux participations consécutives à ce championnat nous permettaient d’arriver au plateau final et enfin en division Nationale 2 en 1998 (3ème division). Cette accession ne s’est pas faite sportivement (en finissait 5ème sur 32 équipes) mais par repêchage car le nombre de clubs en régional à l’époque était plus que le double de celui actuel et les 3 divisions nationales n’étaient pas entièrement pourvues.
Cette phase finale était historique pour le club, non seulement pour son accession, mais aussi pour la formidable rencontre face à Port de Bouc que l’on gagne sur le score de 8 à 7 devant 400 spéctacteurs.
Dès l’année suivante, et devant la décision de faire 2 poules en Elite (N1A), la N1B n’avait que 5 participants et tous venaient duNord car les clubs du sud (Boé, Le Passage, Eysines, Limoges, La Rochelle, Poitiers) voyaient leur activité décroître. Le grand Est de la France commençait aussi à se désertifier et des clubs comme le DUC, Beine Nauroy, Nancy, Strasbourg, Besançon n’évoluaient plus en nationale du jour au lendemain. La fusion de la N1B et de la N2 était indispensable. On jouait désormais en N1.
Le club a 5 équipes dont 3 seniors-juniors mais peu de moyens financiers et surtout tellement peu de partenaires de jeu. Heureusement un autre club auvergnat voit le jour à Saint-Flour.
… Domi était déjà reparti dans le sud alors que le projet du terrain était dans les cartons : s’était tellement grand, tellement beau que personne n’y croyait !
3 personnes sont à l’origine et ont œuvrés pour la création de cette structure de jeu. Monsieur Robin (Directeur des services sportifs de la Ville), qui réalisait le montage financier et assurait la défense du projet auprès des élus, Monsieur Charles (Architecte de la ville) qui faisait l’étude technique et le suivi de la construction et Olivier Charlionet (Che) qui a élaboré le cahier des charges, les plans et réalisé le suivi continuel des travaux.
Alors que l’équipe Une progressait grandement on assistait à l’explosion du groupe féminin qui comptait prés de 15 joueuses dont quelques grands talents.
Cette année 1999 a été plus que rude humainement car on jouait toutes nos rencontres home à l’extérieur, soit prés de 9000 Km juste pour la 1ère phase de championnat. Sportivement, le club accède chaque année aux phases finales notamment grâce au pitching assuré par Che et le canonnier Canadien Tim WOOD. A eux deux, c’était au moins 30 K par week-end. Les slugger de l’époque étaient Yoann Bernard, Seb Grimaud, Stéphane Channac, Xavier Soyer et bien évidemment aussi Tim et Che.
Tim et Yo prennent alors en charge le groupe des minimes - cadet et on participait à nos premiers championnats de France en catégorie jeune. Un petit ado rondouillard, mais déjà explosif, nous rejoint (Brice Lorienne) mais nous quitte assez souvent pour que ses genoux tiennent le coup. Nico remplace par la suite Yo et participe pleinement à l’évolution future de nos jeunes.
Pierre Rubio (Pika) fait son apparition dans le baseball.
La finale Elite 2000 opposant le PUC à Montpellier est l’événement inaugural du terrain. Cette manifestation fut une très grande réussite organisationnelle ; 950 baseballeurs provenant des 4 coins de la France (remerciement spécial au club de Nîmes et à ses 42 participants, ainsi qu’aux clubs de Lorraine qui étaient présents sur le site 5 heures avant le début du match), 48 bénévoles, 2500 spectateurs, 6 TV, une inauguration devant un parterre de plus de 100 invités élus et salariés des collectivités locales.
Aucune manifestation baseballistique n’a était de cette ampleur depuis 2000. La finale termina par une victoire du PUC en deux matchs.
Au lendemain de cet événement majeur, il fallait passer à l’étape supérieure. Olivier Charlionet devient salarié du club en janvier 2001.
Un plan de développement est mis en place, le niveau de jeu progresse, les équipes s’étoffent.
Des stages de formation sont mis en place. Une première participation aux interligues, les tournois fleurissent, la boutique du club propose tous les accessoires de jeu et textiles du club pour les adhérents. Le club compte prés de 100 licenciés.
Commence la phase de pérennisation de la structure. Les jeunes dirigeants historiques laissent leur place à un groupe de parents. Le clubfait intervenir de manière unilatérale Eric Tuffreaud dans le managérat de l’équipe Une. En effet, après 6 années de managera, il était intéressant que les joueurs perçoivent un autre caoching.
Un différent entre certain membre du club oblige le bureau à réunir une assemblée générale extraordinaire. Suite à cette réunion 5 joueurs de l’équipe une quittent le club.
Le niveau de la Une chute mais nos jeunes progressent vite. De plus, Nicola Pellet amène notre équipe Cadet au titre de vice-champion de France 2004 où l’on échoue en finale face à Montigny sur le score de 6 à 4. Ce score sera le plus serré que Montigny connaîtra en finale au cours de 4 dernières années. L’équipe dirigeante constitué principalement de Che,Nico et Stéphane font leurs maximum pour reconstruire des bases solides.
le début de la grande aventure (2006 et plus)
Deux nouvelles équipes jeunes sont crées sur Gerzat. Des tournois corpo et scolaires sont mis en place. Le terrain est désormais éclairé par 90 000 watts et on voit se dresser un énorme tableau d’affichage.
Le bureau directeur est depuis 2004 bien plus serein et même si les difficultés sportives persistaient depuis 2004 l’ambiance est très chaleureuse, constructive et ambitieuse.
On cherche des financements supplémentaires pour créer un second poste salarié et c’est Martin Picard qui est retenu. Il a en charge l’équipe Une ainsi que la gestion du centre d’entraînement.
L’ouverture du CER arrive un an plus tard que prévu, mais c’est 13 athlètes qui s’y inscrivent dès la première année.
De plus, nous avons hâte d’en découdre. Avec la venue d’Antoine Gosselin et de Ianis Bouteloup qui sont déjà très impliqués dans le club. On les remercie déjà pour leur état d’esprit exemplaire, Avec le retour de Yoann BERNARD, la progression des juniors et les beaux restes des trentenaires, on dispose là d’un groupe solide et ambitieux.
A tous ceux qui oeuvrent ou qui ont œuvré pour le développement du club, soyez en remercier !